Annie-Soleil Proteau :La maison où j’ai grandi

PAR MICHELLE TROTTIER

Annie-Soleil Proteau illumine notre petit écran depuis plusieurs années déjà, durant lesquelles on a pu profiter
pleinement de ses talents d’animatrice et de chroniqueuse, de son authenticité et de sa joie de vivre communicatrice.
La radio et le Web ont aussi bénéficié de sa personnalité pétillante, de sa rigueur et de sa grande culture. Et tous ces
médias continuent de lui faire une place de choix. L’animatrice se lance maintenant dans la rénovation de la maison
familiale avec La maison où j’ai grandi, une émission de réno, mais pas seulement.


La maison où j’ai grandi
Le titre de son émission de rénovation, AnnieSoleil Proteau ne l’a pas volé. Mais elle l’a emprunté à une chanson de Françoise Hardy qui l’émeut, et qui raconte le désarroi de la chanteuse, qui revient sur les lieux de son enfance pour constater la disparition de la maison qu’elle aimait tant : « Moi, c’est l’inverse, explique Annie-Soleil, et je pense que c’est pour cette raison que cette chanson me bouleverse autant. Parce que moi, la maison où j’ai grandi, je ne l’ai jamais quittée. »


Histoire d’une maison
C’est l’histoire d’un triplex construit en 1950 dans le quartier ouvrier d’Hochelaga à Montréal, et acheté en 1980 par Michel Proteau, le père d’Annie-Soleil, avant la naissance de celle-ci. Habile de ses mains, papa Proteau travaille sans relâche, durant plusieurs années, pour améliorer le nid douillet de la famille : portes, armoires et bibliothèque témoignent, entre autres, du dévouement et de la détermination du jeune homme.

Après une séparation, papa Proteau quitte la maison alors qu’Annie-Soleil est encore petite. Celle-ci trouve alors souvent refuge chez des voisins qu’elle connaît très bien : ses grands-parents, qui habitent juste à côté, à une distance de… quatre portes. « J’ai grandi en bonne partie chez mes grands-parents, avoue la chroniqueuse. Ils étaient mon refuge, ma lumière. »
Au début de sa vingtaine, Annie-Soleil devient l’unique gardienne du phare lorsque sa mère déserte à son tour le triplex. Et elle commence peut-être déjà à rêver d’y apporter des modifications : « Ça faisait longtemps que je voulais rénover cette maison. Elle a été très bien entretenue par mon père, mais n’a jamais vraiment été rénovée. C’est [une construction] à l’anglaise, avec un corridor et des pièces des deux côtés, et un sous-sol pas fini où – comme je manquais beaucoup de rangement – j’accrochais du linge sur les tuyaux. »

Le cadeau de papa Proteau
Mais Michel Proteau s’opposait au projet de sa fille :
« Pour lui, c’était un non très prononcé et très angoissé, raconte-t-elle. Mon père a travaillé tellement fort de ses mains dans la maison qu’il avait l’impression que j’allais défaire des choses qu’il avait bâties et qui étaient précieuses pour lui.» Il y a deux ans, cependant, Annie-Soleil a reçu une carte de Noël bien spéciale qui contenait le plus beau des cadeaux :
le go pour redonner sa jeunesse à cette habitation remplie de souvenirs. Un présent qui est devenu le point de départ de La maison où j’ai grandi. Dans la série, on assistera à la réalisation de travaux majeurs qui transformeront radicalement l’endroit. Mais pour Annie-Soleil, les rénovations servent davantage de prétexte pour partager avec les spectateurs l’univers qui l’a vue s’épanouir, son quartier adoré et ses habitants. « Mon quartier est vraiment
extrêmement important [pour moi]. Ce sont mes racines. Il m’a forgée, et je n’oublierai jamais d’où je viens. Je suis très en faveur de l’achat le plus local possible, alors on va visiter des commerces que je fréquente depuis toujours, que mes grands-parents fréquentaient, et où moi je continue d’aller. Autant des gens qui sont établis dans Hochelaga depuis des années, des décennies, que des nouveaux, qui sont très cool. »
Et papa Proteau, qui met la main à la pâte, semble trouver son compte dans sa participation à l’émission. « On dirait que d’être impliqué dans le projet et de faire l’émission avec moi – il est très kid kodak, mon père –, ça met un baume sur ce que je suis en train de faire avec sa maison. »

”On dirait que
d’être impliqué
dans le projet et de
faire l’émission avec
moi – il est très kid
kodak, mon père –,
ça met un baume
sur ce que je suis en
train de faire avec
sa maison.”


La maison où j’ai grandi sera diffusée sur
Véro.tv, offerte dans l’Extra de tou.tv,
à l’automne 2021.
Retrouvez Annie-Soleil Proteau à l’émission
Salut Bonjour (TVA) les vendredis, samedis
et dimanches, ainsi qu’à l’émission de
radio Culture Club (Ici Première) diffusée le
samedi à 14 h.
CRÉDIT PHOTOS : COURTOISIE

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