Des exercices pour entraîner votre cerveau

Par Philippe Michaud

Le cerveau, c’est comme un muscle : il a besoin d’entraînement pour rester au meilleur de ses capacités. Heureusement, entraîner votre cerveau est relativement simple, quel que soit votre âge ou votre forme physique.
Sachez d’abord que votre cerveau, comme votre cœur, adore quand vous êtes actif. « Toute activité physique pratiquée régulièrement à une intensité au moins modérée (seuil aérobique) entraînerait des bénéfices sur la santé cardiovasculaire et conséquemment, sur le cerveau », affirme la Dre Valérie Drolet, neuropsychologue à l’hôpital Cité-de-la-Santé de Laval.
Nul besoin donc de courir un marathon pour garder son cerveau en forme. « Des activités comme la marche, la natation, le vélo (stationnaire ou non) et l’elliptique sont tout à fait indiquées », poursuit la Dre Drolet.


Existe-t-il une activité physique meilleure qu’une autre? « Non, indique Nouha Ben Gaied, directrice recherche et développement à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer. Le plus important est d’avoir une routine quotidienne et d’adapter cette routine aux capacités de la personne. » Pratiquer la marche environ 15 minutes par jour suffirait ainsi à diminuer de manière considérable le risque de développer un trouble neurocognitif 10 ans plus tard.


Certaines activités mentales sont également excellentes pour garder votre cerveau actif. Mais contrairement à la croyance populaire, les mots croisés et les sudokus, s’ils sont un bon passe-temps, ont un effet limité sur le cerveau, selon Nouha Ben Gaied.


Les jeux vidéo, eux, seraient plus intéressants. Par exemple, un jeu de course comme Mario Kart aurait un effet protecteur pour le cerveau en stimulant l’hippocampe, une région responsable de la gestion de la mémoire. Les jeux vidéo de stratégie seraient aussi bénéfiques, car ils agissent notamment sur les fonctions visuo-spatiales.


Vous n’êtes pas amateur de jeux vidéo? Essayez la méditation, une activité reconnue scientifiquement pour être bénéfique pour la mémoire et la santé du cerveau en général. Méditer permettrait entre autres de combattre les symptômes dépressifs et d’améliorer les fonctions cardiovasculaires. « Ces effets bénéfiques sont d’autant plus importants que la dépression et les maladies cardiovasculaires sont des facteurs de risque importants de la maladie d’Alzheimer », avance Nouha Ben Gaied.


Une myriade de possibilités Vous songez depuis quelque temps à apprendre quelque chose de nouveau? Voilà une autre bonne raison de le faire. Sortir de sa zone de confort pourrait en effet avoir
des effets bénéfiques sur votre cerveau, d’après la Dre Drolet. C’est le moment ou jamais de suivre des cours d’allemand, d’apprendre à jouer du piano ou encore de découvrir les rudiments de la cuisine thaïe.

« L’important est que l’activité soit relativement nouvelle, plaisante et stimulante pour la personne qui la pratique », précise la neuropsychologue dont la thèse visait à caractériser certains troubles mnésiques chez une population âgée atteinte de troubles cognitifs légers, plus à risque de développer la maladie d’Alzheimer.


Enfin, les personnes en perte d’autonomie peuvent également faire travailler leur cerveau en pratiquant, par exemple, la marche, une activité qui réduit aussi les risques de chutes et de fractures. « L’exercice physique sur chaise est aussi bénéfique pour les personnes en perte d’autonomie avec une plus faible mobilité », ajoute Nouha Ben Gaied.
Avant de commencer un programme d’entraînement, n’oubliez pas de consulter un médecin.

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