AU PAYS DE NANA MOUSKOURI, SON 12E ALBUM Laurence Jalbert s’offre un cadeau inespéré

Par Stéphane Bergeron

«Ça va très, très bien, lance, le sourire dans la voix, Laurence Jalbert lorsqu’on s’enquiert de son état de santé. Je dirais que je suis protégée.»
Opérée à la fin mai pour un cancer des ovaires diagnostiqué à temps, l’auteure-compositrice-interprète a rapidement repris le cours de ses activités qui allait s’intensifier le 6 septembre avec la sortie d’un nouvel album: au Pays de nana Mouskouri. Pour ses 60 ans, elle n’aurait pu s’offrir plus beau cadeau que ce 12e opus en carrière. Un cadeau inespéré pour celle qui avait fait une croix sur l’idée de retourner un jour en studio en raison de la crise qui secoue l’industrie de la musique.
«Je n’avais aucunement l’intention de sortir un autre album dans la conjoncture actuelle», reconnaît la principale intéressée. C’était avant d’entendre parler du projet d’album hommage à la célèbre chanteuse grecque sur lequel planchait Mario Pelchat, le producteur.
«J’ai dit à mon agent: “Il faut que ce soit moi; je veux que ce soit moi. appelle Mario!” »
À peine deux mois plus tard, elle entrait en studio.
«La musique de nana Mouskouri a baigné ma tendre enfance», dit celle qui entend encore sa défunte mère chantonnée ses succès. Je sais qu’elle sourit. elle m’a suivie en studio. J’avais toujours une photo d’elle à côté de moi.»
Country résolument country, cet opus qui s’est vite hissé au sommet des ventes francophones au Canada fera éventuellement l’objet d’une tournée, promet Laurence Jalbert qu’on peut voir et entendre sur scène dans plusieurs spectacles dont Symfolies de noël, un spectacle country du temps des Fêtes avec annie Blanchard et Maxime Landry, la Caravane Country avec ces deux mêmes complices et autres amis dont Paul Daraîche et la tournée Pionniers/Pionnières de Brigitte Boisjoli en hommage aux légendes de la chanson country. «C’est mon monde et j’aime ça», mentionnet-elle à propos de ce genre musical.
Modèle d’inspiration Fraîchement paru début novembre, son deuxième livre intitulé tout porte à croire se veut un essai biographique, un ouvrage de croissance personnelle qui découle de sa tournée de conférences encore et encore, de l’amour, de l’espoir dont le thème principal est la résilience.
«Inspirer les gens, je n’ai pas autre chose à faire dans la vie que ça, insiste l’orgueil de rivière-au-renard, ce petit
village de sa Gaspésie natale. C’est ça l’essence même de mon métier.»
Celle qui vit dans l’œil du public depuis plus de 40 ans se nourrit de cette relation privilégiée qu’elle entretient avec les gens qui se livrent souvent spontanément. «Les gens ont toujours de belles histoires à me raconter par rapport à mes chansons, mon parcours de vie, ce que j’ai pu révéler en entrevue ou encore écrire dans mon premier livre [À la vie, à la mer]. tous ces témoignages et messages d’espoir que je reçois, c’est trop beau et humainement puissant pour ne pas les partager.»
Dans son dernier ouvrage, elle revient sur certains épisodes douloureux de sa vie, une vie qui ne l’a pas toujours ménagée. «Je ne suis pas venue au monde avec des ressorts sous les talons, mais la vie m’a obligée d’en poser. Chaque fois que j’ai reçu un coup de batte de baseball dans le front, j’ai rebondi», image-t-elle.
Il est également question de «principes et convictions» qui lui ont permis de se tenir debout dans l’adversité, mais aussi de ces heureuses coïncidences et hasards nécessaires de la vie qui ont jalonné son existence. «avant, on appelait ça des miracles, mais je sais aujourd’hui qu’il s’agit de synchronicité», termine-t-elle.
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