LA GRIPPE

LA GRIPPE PARMI LES 10 PRINCIPALES CAUSES DE MORTALITÉ AU PAYS

Par StéPhane Bergeron
«Le principal objectif du vaccin antigrippal n’est pas d’éviter d’attraper la grippe, mais d’éviter d’en mourir», affirme PierreMarc Gervais, pharmacien propriétaire à Montréal.
De fait, la grippe se classe parmi les 10 principales causes de mortalité au pays. Selon Santé Canada, cette infection des voies respiratoires causée par le virus de l’influenza serait responsable chaque année de 3500 décès et 12 200 séjours hospitaliers. À l’échelle mondiale, la grippe fait, bon an mal an, entre 250 000 et 500 000 morts.
Faible taux de vaccination À travers le pays, c’est au Québec qu’on enregistre les plus faibles taux de vaccination contre la grippe, déplore M. Gervais en cette campagne de vaccination saisonnière. «Pour la population en général, c’est moins problématique, concède t-il. Mais les gens plus à risque devraient absolument se faire vacciner.» On parle ici des personnes plus susceptibles de souffrir de complications liées à la grippe, comme une pneumonie par exemple, à savoir les personnes âgées de 65 ans et plus, les gens combattant un cancer, souffrant de diabète ou d’obésité, ceux aux prises avec des problèmes cardiaques et pulmonaires, les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.
Symptômes Apparaissant un à quatre jours après l’exposition au virus, les symptômes de la grippe – qui durent de sept à 10 jours – sont principalement  : une fièvre élevée, la toux et des douleurs musculaires, lesquelles frappent aussi soudainement que violemment.
Maux de tête, frissons, perte d’appétit, fatigue et mal de gorge sont aussi des symptômes communs, alors que l’écoulement nasal ou la congestion du nez se manifestent plus rarement, ces symptômes étant davantage associés au rhume.
Les symptômes peuvent être traités en se reposant, s’hydratant et en prenant des médicaments qui réduisent la fièvre ou la douleur. Et qu’en est-il de la fameuse mouche de moutarde ou de la ponce de gin avec miel et eau chaude? « Ça demeure des histoires de grands-mères, des légendes urbaines dont la seule efficacité tient de l’effet placebo. Si la personne se sent mieux après tant mieux, mais ça se passe entre les deux oreilles », répond le pharmacien.

Bien que le vaccin contre l’influenza ne prévienne la grippe que chez environ 40 à 60 % des personnes en bonne santé, la vaccination annuelle demeure la mesure la plus efficace pour prévenir les affections graves causées par la grippe et réduire l’impact d’une épidémie, rappelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
En fait, l’efficacité du vaccin dépend de l’âge de la personne vaccinée et de l’état de son système immunitaire, mais également du degré de parenté entre les souches de virus qui circulent et celles que contient le vaccin.
En raison de la fréquence élevée des mutations du virus, une formulation vaccinale est efficace pendant à peu près un an. C’est en février que l’OMS recommande les souches virales à inclure dans le vaccin destiné au prochain hiver de l’hémisphère nord. Cette recommandation est basée sur la caractérisation des souches qui circulent dans l’autre hémisphère durant la saison courante et qui sont susceptibles d’infecter un plus grand nombre de personnes– d’où l’importance de se faire vacciner chaque année.
Depuis près de quatre décennies, les vaccins antigrippaux trivalents (VAT) sont composés de trois virus, à savoir deux souches A (H3N2 et H1N1) et une souche B. Mis au point plus récemment, le vaccinquadrivalent (VAQ) confère, quant à lui, une protection contre quatre souches différentes, incluant un virus grippal B correspondant à la seconde lignée apparue dans les années 80.
Le vaccin injectable est sécuritaire, les virus qu’il contient ayant été tués ou trop affaiblis pour se reproduire et causer la grippe. Il prend généralement deux semaines avant d’être pleinement efficace.

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