Le Figaro des temps modernes s’est payé 300 000 fois la tête des autres…

PAR MARCEL GAUDETTE

EN SIX DÉCENNIES Le Figaro des temps modernes s’est payé 300 000 fois la tête des autres…

Il ne serait pas étonnant de voir un jour Ménick, le célèbre barbier des sportifs, être intronisé au Temple de la renommée! Une telle idée ne lui est jamais venue à l’esprit. Toutefois, un si noble honneur serait pleinement mérité…d’autant plus que le Figaro des temps modernes semble avoir tous les prérequis pour accéder à un si haut niveau d’excellence!

« À 78 ans, il y a peu de gens qui ont vécu une aussi belle vie que la mienne… à mon goût et à mon rythme, me réservant chaque jour d’agréables surprises et de nouveaux clients sportivement animés.
Je remercie le Ciel de m’avoir conservé la santé et de m’avoir permis d’être aussi adulé. Je suis mieux dans ma peau que je l’étais à 50 ans. Je ne songe aucunement à la retraite », dit celui qui a empoché 55 cents, à 15 ans, à sa première coupe de cheveux, avant d’acheter le fonds de commerce en 1959 pour 1 000$, avec un dépôt de 400 $.
« Pendant cinq ans, j’ai payé une location de 50 $ par mois, puis 60 $ en mensualités les cinq années suivantes avant de me porter acquéreur de la bâtisse en 1969, il y a 50 ans. »
Depuis 1956, à deux clients à l’heure, 50 heures par semaine, pendant six décennies, le moins que l’on puisse dire est que le volubile Ménick – doué d’un sens profond du marketing et des relations publiques – s’est payé, en criant ciseau, 300 000 fois la tête des autres, flattant chacun de ses clients dans le bon sens du poil!


Dévoué et grand bénévole
« Pendant plusieurs années, avec quelques amis d’enfance des quartiers Rosemont et Saint-Michel, j’ai eu la joie de travailler en étroite collaboration avec Jean Trottier, fondateur du Comité des Jeunes de Rosemont. J’ai aussi eu le privilège de collaborer aux œuvres du Père Sablon, ayant eu le ‘p’tit bonheur’de l’épauler dans sa mission d’aider les jeunes du Centre Immaculée-Conception à se réaliser, à mieux mordre dans la vie, à se développer et à devenir des gagnants par la pratique du sport et des activités de plein air.
J’ai aussi été président de plusieurs comités d’organisation de fêtes, notamment pour le promoteur de boxe Régis Lévesque et pour Gilles Proulx. Dans ces cas, les profits furent versés au Club Kiwanis. »
Relationniste émérite Pendant 15 ans, Domenico Antonio Perazzino –
Ménick pour les intimes – a été relationniste du Canadien Junior et a tenu un rôle identique pendant trois ans avec le National de Laval de son ami Johnny Rougeau. Il porte fièrement l’une des bagues de championnats du Canadien Junior de l’époque des flamboyants joueurs Pat Lafontaine, Claude Lemieux et Denis Savard.


Excellent candidat!
« Être intronisé au Temple de la renommée et reconnu par ses pairs pour avoir marqué de façon exceptionnelle l’essor ou le développement du sport
en général mérite de l’admiration », disait le père fondateur du Panthéon des sports du Québec, Edgar Théorêt.
« C’est pourquoi, il est primordial d’immortaliser de tels exploits afin que vive notre histoire sportive. »
Pour Ménick et la plupart des Québécois, le sport, c’est la santé… qu’on le pratique, qu’on le vive intensément, qu’on en rêve passionnément ou qu’on en jase amicalement, comme c’est le cas à son château fort et musée de la rue Masson.
« Parler sport, dit-il, entretient la flamme sportive qui brille et vacille en chacun de nous.»

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