De l’hôtellerie à vendeur d’assurances, puis à grand leader de la finance!

PAR STÉPHANE BERGERON

«Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous», disait le poète français Paul Éluard.

Eh bien, le dimanche 2 avril 1978, James McMahon avait rendez-vous avec le destin. Ce matin-là, le jeune vingtenaire jouait au hockey avec des amis sans toutefois y trouver du plaisir, lui qui avait été privé de sommeil, la veille, en raison d’un emploi de nuit dans l’hôtellerie en Estrie.

Son apathie était telle que, le lendemain, un coéquipier, Daniel Labonté, lui lâcha un coup de fil pour lui offrir un emploi de jour… dans le domaine des assurances. Quarante-et-un ans plus tard, James McMahon préside aux destinées québécoises du Groupe Financier Horizons (GFH), une agence de gestion générale qui propose des produits et services fin-anciers et d’assurance de personnes à plus de 6600 conseillers indépendants au Canada. Retour sur une fructueuse carrière dans le courtage d’assurance et de produits financiers.

À l’époque, son mentor, Daniel Labonté, occupait un poste de direction à l’Économie Mutuelle-Vie, fusionnée plus tard avec Desjardins Assurance Vie.Le jeune McMahon y fait ses classes pendant trois ans avant d’aller rejoindre celui qui lui avait donné sa première chance. «En juillet 1981, je devenais le premier conseiller financier indépendant à signer chez Fortier Labonté», se rappelle-t-il en évoquant cette firme de courtage fondée à Sherbrooke par deux anciens cadres de l’Économie Mutuelle.

Neuf ans plus tard, en 1990, à la suite du départ de l’associé Roger Fortier, il devient actionnaire de l’entreprise. Puis, Daniel Labonté quitte à son tour et McMahon accède en 2004 à la présidence de la société.

«J’ai tellement aimé la compagnie que je l’ai achetée», enchaîne M.

McMahon dans un éclat de rire, paraphrasant Victor Kiam dans

la célèbre publicité des années 70-80 des rasoirs Remingtonton.

Sens des affaires

En fait, s’il avait été doté d’un sens du hockey comparable à celui qu’il a pour les affaires, Guy Lafleur n’aurait jamais été plus qu’une ombre dans la Ligue nationale de hockey.

Sous sa gouverne, l’entreprise, qu’il rebaptise Force financière Excel, prend de l’expansion à la faveur d’une vingtaine

d’acquisitions à travers le Québec. «En février 2012, au moment de fusionner avec Groupe Financier Horizons (GFH), nous disposions d’une force de vente de 2400 conseillers financiers indépendants», lance celui qui fut le tout premier d’entre eux.

Cette union avec cette firme active dans le reste du Canada allait posi-tionner l’entreprise comme un joueur incontournable dans le domaine du courtage en place-ment financier au pays. La nouvelle masse critique

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